Lundi 8 septembre 2008

P.D. James

Un certain goût pour la mort

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

 

Sir Paul Berowne a été retrouvé égorgé dans une église de Paddington, à Londres, aux côtés d’un clochard, lui aussi assassiné. Pour comprendre ce double meurtre, le commandant Adam Dalgliesh, de Scotland Yard, fouille le passé de Paul Berowne. Qui donc était cet aristocrate promis à un brillant avenir politique ? Une vendetta familiale, une jeune fille noyée dans la Tamise, une conversion mystique : les pistes se multiplient…

Mais peut-être est-ce en lui-même qu’Adam Dalgliesh trouvera la réponse. Car son destin finira par rejoindre celui de Sir Berowne à la dernière page de ce prodigieux roman à suspense.

 

 

Mon avis :

 

 

Un peu déçu par ce roman de P.D. James qui se révèle être de facture très classique, sans grande originalité et qui, par moments, frôle le roman à l’eau de rose. Sans doute possible c’est un bon roman policier dans lequel l’auteur développe une fois de plus son savoir-faire quant à la psychologie de ses personnages. Mais je n’ai pas trouvé la petite étincelle qui aurait pu me faire dire : « Diantre ! que ce roman est génial ! » (bon, j’avoue, j’en fais un peu trop dans la tournure de ma phrase !!!). De plus, il y a un peu trop de descriptions à mon goût dans ce livre.

Par Gilles - Publié dans : culture-confiture
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Lundi 25 août 2008

Amélie Nothomb

Le Fait du Prince

 

 

 

 

Résumé :

 

 

« Existe-t-il vacances plus profondes que de prendre congé de soi-même ? »

Baptiste Bordave voit mourir sur le seuil de sa porte un inconnu dont il décide de prendre l’identité.

Même âge, même aspect physique, mais le mort est riche, possède Jaguar, villa de luxe, épouse blonde et superbe… Devenu Olaf Sildur sans état d’âme, Baptiste espère couler des jours heureux à boire du champagne avec la veuve qui admet sa présence avec un naturel confondant.

Un conte moral (ou amoral, selon la lecture qu’on en fait) qu’il faut appréhender comme une sorte de fantasme universel, un conte de fées pour grandes personnes puisque le héros, de banal et commun, devient une sorte de maître du monde, de maître de son monde (richesse, ivresse, beauté…).

Maniant paradoxes, assertions et semi-vérités, Amélie Nothomb nous livre sa vision de l’utopie à deux où la liberté, le non faire et l’imprévisible sont rois, et le champagne le meilleur remède pour vivre heureux !

 

 

Mon avis :

 

 

Je suis, bien évidemment, fan d’Amélie. J’attends toujours avec une immense impatience son nouveau livre. Impatience teintée d’appréhension : j’ai toujours un peu peur d’Amélie, peur qu’elle ne me déçoive. Touché Amélie, je n’ai pas été déçu, bien au contraire.

L’écriture est toujours aussi fine et subtile. L’histoire est à la fois très simple – l’envie de changer de vie – et toujours aussi alambiquée. Qui ne s’est jamais interrogé sur sa vie ? Et qui, à un moment donné n’a pas eu envie de changer cette vie, pensant que le sort du voisin est bien meilleur que le sien ? Cela m’est déjà arrivé. Amélie a couché ce fantasme sur papier, et assez efficacement je dois dire.

Amélie me fait aussi toujours très peur en ce qui concerne les fins de ses romans, beaucoup se sont révélées très décevantes (la pire fin en la matière est celle de Robert des Noms Propres) et gâchent un peu le plaisir que j’ai à lire ses écrits. Dans le cas présent la fin du livre est d’une facture très classique, ni très surprenante, ni décevante… Juste classique. Par contre j’ai été déçu par deux choses : c’est bien une des premières fois qu’Amélie ne donne pas à ses personnages des prénoms tordus (finalement Olaf et Sigrid sont assez classiques), et les livres de Miss Nothomb sont désespérément trop courts… A quand un pavé de mille pages Amélie ?

Dans un livre chacun y voit ce qu’il veut voir et y trouve des allusions qui lui correspondent. Dans celui-ci j’ai trouvé un clin d’œil personnel, et la personne concernée se reconnaîtra : visiblement le Gevrey-Chambertin me poursuit…

Par Gilles - Publié dans : culture-confiture
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Lundi 25 août 2008

Carlene Thompson

Ne ferme pas les yeux

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

 

Quoi de plus effrayant qu’une vague de meurtres qui, du jour au lendemain, se met à décimer vos proches sans que vous sachiez qui sera la prochaine victime ? Quoi de plus sauvage qu’un inconnu qui frappe sans que l’on en comprenne la cause et qui laisse derrière lui en lettres de sang des phrases tirées de la Bible ? Port Ariel, niché sur les bords du lac Erié, avait tout jusque-là de la petite ville tranquille où tout le monde son connaît et où mourir assassiné semblait inconcevable. Le temps des rêves est terminé. La mort rôde désormais armées d’un long rasoir. Elle n’épargne personne. Elle peut être tout le monde. Votre voisin, votre père, l’amie de tous les jours…

 

 

Mon avis :

 

 

On frise le roman Harlequin. Et pourtant, je me suis laissé prendre au jeu. J’ai surtout été sensible dans ce roman à l’ambiance que l’auteur a réussi à créer autour de ses personnages et de l’intrigue. Dès que l’on pénètre dans les méandres de l’Amérique profonde je me fais avoir. L’intrigue en elle-même est relativement bien ficelée, j’avoue même ne pas avoir réussi à trouver le coupable. Ce que je reproche à l’auteur c’est que son histoire et ses personnages rassemblent un peu trop de clichés à mon goût, et, comme je le disais au début, il y a un peu trop d’eau de rose à mon goût…

Par Gilles - Publié dans : culture-confiture
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Lundi 25 août 2008

Régine Deforges

La Bicyclette bleue

 

 

 

 

Résumé :

 

 

1939. Léa Delmas a dix-sept ans. Sa famille possède le domaine de Montillac, au coeur du vignoble bordelais. Sa vie se résume aux senteurs de cette terre, à la lumière, à la tendresse des siens. La maison s'affaire aux préparatifs du bal... Mais la déclaration de guerre va anéantir l'harmonie de cette fin d'été, et jeter Léa dans le chaos. Elle va découvrir et affronter la débâcle, l'exode sous les bombes, la mort, l'occupation nazie, l'exploitation du domaine, la violence du plaisir, la fragilité des sentiments. En ces premières années de guerre, Léa va être contrainte à des choix impossibles...  

 

 

Mon avis :

 

 

Cela faisait longtemps que j’avais envie de me lancer dans cette si célèbre saga. J’en avais tellement entendu parler que j’avais peur d’être déçu. Tel ne fut pas le cas. J’aime le style de Régine Deforges, simple, clair, fluide et qui se laisse aisément dévorer. C’est ce que j’ai fait pour ce livre. Il n’y a pas un moment de répit. On se laisse emporter dans le tourbillon de la guerre. On commence par vivre l’attente de la Drôle de Guerre puis on est plongé dans le chaos de la débâcle et de la défaite. Les personnages sont attachants, surtout Léa Delmas, même si par moments on a envie de lui donner une bonne paire de claques tant elle peut être insupportable. Ce premier tome de la saga me laisse à penser, étant donné le plaisir que j’ai pris à le lire, que je vais me délecter à chaque tome.

Par Gilles - Publié dans : culture-confiture
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Lundi 18 août 2008

Caleb Carr

Le Secrétaire italien

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

 

L’affaire commence lorsque Holmes reçoit un télégramme de son frère Mycroft l’appelant à l’aide. Proche conseiller de la reine Victoria, ce dernier craint pour la vie de la souveraine.

Fait étrange, deux de ses serviteurs ont été percés de plus de cinquante coupe de poignard, exactement comme le secrétaire italien de Marie Stuart, assassiné trois siècles plus tôt.

Il n’en faut pas plus à Holmes et à son fidèle Watson pour accourir sur les lieux du drame et démonter que la force de la déduction vient forcément à bout de l’inextricable quand il s’agit de défendre l’ordre, l’Empire et la reine Victoria !

 

A la demande des héritiers de Conan Doyle, Caleb Carr a imaginé une nouvelle aventure de Sherlock Holmes, qui renoue avec l’atmosphère surnaturelle du Chien des Baskerville. Ni pastiche, ni parodie, un bel hommage au plus célèbre des détectives.

 

 

Mon avis :

 

 

Une plongée dans les méandres de la société victorienne. Une aventure de Sherlock Holmes sans Conan Doyle, cela peut paraître étrange au premier abord, mais lorsque l’on voit par qui cette aventure a été écrite, le doute cède très vite la place à l’envie. Ce n’est pas – plus – la peine de présenter Caleb Carr. Le livre est très efficace, l’esprit de Sherlock n’est pas dénaturé une seconde. Bref, un vrai moment de plaisir.

Par Gilles - Publié dans : culture-confiture
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